L’Institut français du Sénégal et la Fondation Culture & Diversité, en partenariat avec l’Alliance française de Banjul, accueillent en 2025 Mickaëla Jacqueton dans le cadre de leur programme de résidences. Ce dispositif, qui se déploie sur quatre villes – Saint-Louis, Thiès, Dakar et Banjul – offre un espace de création, de recherche et de rencontre autour des métiers d’art et du design.
Designer textile en formation au Diplôme National des Métiers d’Arts et du Design mention Matériaux – spécialité Textile à l’École Supérieure d’Arts Appliqués La Martinière Diderot de Lyon, Mickaëla Jacqueton développe une pratique pluridisciplinaire nourrie par le tissage, le tricot, la teinture, la sérigraphie et le dessin. Son parcours académique et professionnel l’a conduite à explorer aussi bien les savoir-faire artisanaux que les dynamiques de production dans le secteur du luxe, notamment lors de stages au sein de l’atelier de création Malhia Kent et auprès de la designer indépendante Mathilde Hiron.
Originaire d’Afrique de l’Ouest par ses racines maliennes et familière du Sénégal, Mickaëla Jacqueton inscrit sa démarche dans une volonté de valoriser les savoir-faire traditionnels et de questionner les modèles de production textile. Son projet de résidence s’articule autour de trois axes de recherche. D’une part, elle s’emploie à perfectionner ou découvrir des techniques de tissage traditionnel. Et puis, elle souhaite également se consacrer à la transmission des savoir-faire qui émanent de ces techniques afin de sensibiliser les jeunes générations aux métiers d’art, documenter les pratiques textiles et encourager leur pérennisation. Enfin, elle souhaite analyser le développement de l’artisanat industriel afin d’explorer des approches de production qui associent innovation, durabilité, respect des ressources locales et valorisation du patrimoine.
Durant ses quatre mois de résidence, Mickaëla Jacqueton collaborera avec des artisans, artisanes et structures sénégalaises et gambiennes, et rencontrera des créateurs emblématiques du design textile de ces deux pays. Elle y approfondira les techniques de tissage manjak, burkinabé et peul, tout en s’imprégnant des enjeux culturels, sociaux et écologiques liés au textile. Cette résidence constitue un temps d’apprentissage et de recherche essentiel dans son parcours artistique et académique. Elle nourrira son futur mémoire de master et son ambition de contribuer, en tant que designer et chercheuse, au développement d’un design textile durable et ancré dans les cultures africaines.




