Maïmouna N’Diaye est à la fois comédienne de théâtre et de cinéma, auteure-réalisatrice de films (documentaire & fiction). Après l’obtention de son diplôme d’Études Théâtrales Spécialisées à Paris et une formation en réalisation vidéo, elle part s’installer en Côte d’Ivoire. Elle joue au sein de la troupe Ymako Teatri et affûte ses armes de comédienne.. Elle poursuit ses expériences de comédienne dans plusieurs pays dont la Guinée, le Burkina-Faso et le Sénégal, le Niger, le Maroc et décroche des rôles dans plusieurs films tels que La Chasse aux papillons et Jardin d’automne réalisés par Otar Iosseliani (1992), Kirikou et la Sorcière de Michel Ocelot (1998), Wara de Magagi Issoufou Sani et Charli Beleteau (2020), Le Chant des fusils de Ilboudo Jean Elliot M.R., (2021), Annato de Fatima Boubakdy (2022) ou L’Œil du cyclone de Sékou Traoré (2014) pour lequel elle a reçu le prix de la meilleure interprétation féminine au FEPASCO 2015, aux trophées francophones en 2016 et dans plusieurs festivals (Khrouribga, Carthage, FesticaB, Écrans noirs, Vue d’Afrique).
Maimouna N’Diaye a aussi réalisé plusieurs documentaires comme Warbassaga (1998), Balan (2004), Recréatales (2003), Amando (2003), Pauline (l’amour en action) (2009), Tranches de vies (2009) et Le prix du courage (2010). En 2019, elle est membre du jury de la 72ème édition du festival de Festival de Cannes sous la présidence d’Alejandro González Iñárritu. En 2020 et 2024, elle est membre du jury longs métrages au Luxor African Film Festival (LAFF – Egypte) avec Gaston Kaboré, Mostafa Shaban, Steve Ayorinde et Saad Chraïbi et également au festival du film de femme de Salé. Maimouna N’Diaye est également très impliquée dans des causes humanitaires. Elle a réalisé le documentaire Le fou, le génie et le sage sur la santé mentale, présenté en panorama au FESPACO 2019. Elle est la fondatrice et coordinatrice de l’association Maymoundi, qui vient en aide aux enfants ayant des troubles du comportement (trisomiques, autistes) et des Ateliers Karango.
Guilla, son projet d’écriture d’un long-métrage fiction, relate l’histoire de Mirey, une psychiatre qui a des origines africaines. À la suite d’une rupture amoureuse, elle décide de partir en Afrique pour exercer dans une clinique psychiatrique. L’établissement accueille toutes ces sortes de troubles psychiques et donc des individus ayant des comportements déviants venus de différents pays. Des tensions vont naître du décalage entre les méthodes archaïques de la clinique, des perceptions traditionnelles du personnel et des conceptions contemporaines de Mirey. Elle essaie d’innover dans le suivi des malades avec des méthodes nouvelles qui intègrent les disciplines artistiques dans le traitement des patients. Guilla est une histoire de remise en question de soi et de tout un système.




