Musicien à la créativité singulière, Maciek Lasserre évolue entre jazz contemporain, rap expérimental et musiques électroniques. Il étudie auprès de Steve Coleman à New-York, il y découvre la scène avant-gardiste new-yorkaise aux côtés de Steve Lehman, Vijay Iyer et Tyshawn Sorey. Cette expérience marque profondément son approche de la compostion, du jazz et de la transmission. De retour en Europe, il fonde le MCK Projekt, un espace de recherche artistique où il formalise les concepts clés de sa vision musicale, esthétique et philosophique. En 2015, il crée Sélébéyone (Pi Recordings) avec Steve Lehman, HPrizm (Antipop Consortium) et le rappeur sénégalais Gaston Bandimic, projet emblématique du croisement entre cultures africaines, américaines et européennes.
Depuis plus de vingt ans, Maciek Lasserre entretient une relation étroite avec le Sénégal, où il découvre le quartier populaire de Fass-Médina et collabore avec la famille Faye, dont est issue la formation Sing Sing Rythm. Il partage la scène avec de grandes figures de la musique sénégalaise telles qu’Ablaye Mbaye, Thione Seck, Garmi Fall, Aida Samb encore Doudou Ndiaye Rose. Ces rencontres nourrissent un dialogue fécond entre tradition, symbolisme et modernité.
Pédagogue diplômé d’État, il enseigne aujourd’hui au Conservatoire de Montreuil, anime des conférences et workshops (IRCAM, EHESS) et cofonde les A.M.E – Ateliers de Musiques Exploratives en partenariat avec le label Onze Heures Onze. Ce laboratoire collectif explore les liens entre spiritualité, créativité et expérimentations sonores.
En résidence à la Villa Saint-Louis Ndar, Maciek Lasserre poursuit le développement du projet MCK – Lignages et Transmissions, une recherche musicale qui fait dialoguer la culture sabar, l’écriture jazz contemporaine et l’interaction électronique. Son travail explore les notions de mémoire, de transmission et de symbolisme dans la musique, en s’appuyant sur les structures polyrythmiques du sabar et sur les concepts matriciels du MCK Projekt. Ce dialogue entre écriture et oralité, entre concept et culture, devient le cœur de sa démarche.
Aux côtés du griot et percussionniste Mor Jr Ndiaye Rose et du chorégraphe Abdelkader Diop, il développe un territoire sonore et poétique autour du corps, du rythme et d’une mémoire universelle partagée. Un travail de production électronique accompagne cette recherche, visant à créer des performances où la pulsation traditionnelle rencontre la modernité technologique. Le temps de résidence à la Villa Ndar offre à Maciek Lasserre l’espace idéal pour approfondir cette esthétique nouvelle, entre exploration musicale, spiritualité et transmission.




