Cristina Escobar développe une réflexion autour de la mémoire et de l’identité. Elle conçoit des œuvres à partir de matériaux bruts et/ou d’objets glanés au fil de ses voyages, prémices de ses réflexions liées aux frontières, aux changements et aux flux migratoires au sens le plus large. L’artiste entremêle expériences personnelle et collective pour aborder des questions sociétales, culturelles et géopolitiques avec un regard anthropologique. Ses recherches aboutissent à la mise en scène d’« espaces », que l’artiste isole de leur contexte comme pour redessiner nos propres territoires. Le sujet des frontières est omniprésent : elle cherche à les effacer, à les voiler, à les estomper, soit par le croisement de diverses disciplines ou domaines de connaissance, soit par la création des espaces de rencontre et des relations interculturelles, physiques ou invisibles. Elle propose une œuvre minimaliste fortement symbolique qui interroge le monde actuel avec son environnement et en extrait les points de résonance à l’aune de son vécu personnel. Son œuvre est présente dans les collections d’ArtCollectorParis, de la Fondation François Schneider et de la Fondation Daniel & Florence Guerlain. Cristina Escobar est Lauréate du Prix Talents Contemporains en 2019 et du Prix DDessinParis en 2024. Elle est représentée aujourd’hui par la galerie Olivier Waltman (Paris, London, Miami).
C’est dans le cadre du partenariat entre l’Institut français du Sénégal et le Salon de dessins contemporains DDessin Paris que Cristina Escobar est accueillie en résidence à la Villa Saint-Louis Ndar . Son projet Àwa ni iyà Omi, qui peut se traduire en langue Lucumí par « Nous sommes les mères des rivières », est transversal, participatif et interdisciplinaire. Il évoque la thématique « Se Transformer » de diverses manières. En puisant dans les croyances animistes, ce projet invite à expérimenter une transformation collective de conscience, un retour aux sources de nos imaginaires, nous permettant de renouer avec résilience à la nature, au point de se transformer et de fusionner avec elle. Ce projet crée un espace physique et onirique à la fois, entre réalité et divinité, entre conscience et imaginaire. Cristina Escobar a l’intention de créer une zone de jonction, un lieu de mémoire collective et de resocialiser, de relier ce qui a été fractionné, oublié par nos comportements, mettant en péril l’équilibre de nos écosystèmes. Nous inciter à retrouver notre Végétalité cyclique et durable, en harmonie avec un Vivant Primordial, visible de la Terre sur terre… à Se transformer.
Résidence en partenariat avec DDESSINPARIS – Salon de dessins contemporains.




