INSTITUT FRANCAIS DU SENEGAL : SITE DE SAINT-LOUIS

Villa
Saint-Louis
Ndar

Une petite description de la Villa Saint-Louis Ndar en vidéo

A propos

 

La Villa Saint-Louis Ndar

 

La Villa Saint-Louis Ndar est un lieu de résidence pluridisciplinaire, inséré dans le prestigieux réseau des Villas culturelles françaises. Depuis son ouverture en 2019, elle a déjà accueilli près de cinquante artistes, auteur-e-s, interprètes, chercheur-se-s, venus du monde entier.

Les résidents sont sélectionnés par un comité d’experts pour la qualité et la pertinence de leur pratique dans le contexte saint-louisien, sénégalais ou même sous-régional. D’autres résidents sont accueillis dans le cadre de partenariats noués avec des institutions culturelles ou scientifiques, françaises, sénégalaises ou étrangères. La Villa Saint-Louis Ndar peut accueillir jusqu’à trois résidents simultanément, pour une durée de un à trois mois. Les artistes en résidence sont des professionnels confirmés ou émergents fraîchement sortis des écoles. 

Située à la confluence du fleuve Sénégal et de l’Océan, dans l’ancienne capitale de l’AOF désormais classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, la Villa Saint-Louis Ndar offre un environnement riche de multiples influences culturelles spirituelles.

La Villa Saint-Louis Ndar a pour vocation de renforcer les échanges culturels entre le Sénégal et la France, élargie à l’Europe et l’Afrique. Dans ce cadre, elle offre à ses résidents une mise en relation avec des acteurs du territoire saint-louisien, comme le Centre de Recherches et de Documentation du Sénégal, l’Université Gaston Berger, professionnels du secteur culturel et les nombreux artisans présents sur l’île.

Appel à candidatures 2022

 

Quel est le profil des résidents ?

Le programme de résidences de la Villa Saint-Louis Ndar s’adresse à des chercheurs, des penseurs et des artistes français, africains et du monde francophone, sans limite d’âge, aussi bien confirmés que récemment sortis des universités ou des écoles de formation.

Cette volonté de diversifier les niveaux de pratique découle du constat que très peu de résidences à ce jour ouvrent leurs portes aux jeunes diplômés et aux jeunes créateurs. Les dossiers pourront être déposés sur une durée d’un mois et demi. Tous seront ensuite étudiés et feront l’objet d’une sélection.

Quelles sont les disciplines concernées ?

– Arts numériques 

– Arts visuels 

– Arts de la scène 

– Littérature 

– Cinéma 

– Architecture et design 

– Recherche 

La médiation

La Villa Saint-Louis Ndar accorde une attention toute particulière à la pratique de médiation afin de donner une dimension participative aux projets qu’elle accueille. Cette démarche a pour objectif d’intégrer dans le processus de création et de recherche, la population locale (publics scolaires et universitaires, artisans, acteurs sociaux, collectifs d’artistes, enseignants…). 

Les candidats sont donc tenus de prévoir cette composante dans leur projet.

Quelles sont les disciplines concernées ?

– Arts visuels 

– Arts de la scène 

– Littérature 

– Cinéma 

– Architecture et design 

– Recherche (sciences humaines, techniques, environnementales et technologiques)

La médiation

La Villa Saint-Louis Ndar accorde une attention toute particulière à la pratique de médiation afin de donner une dimension participative aux projets qu’elle accueille. Cette démarche a pour objectif d’intégrer dans le processus de création et de recherche, la population locale (publics scolaires et universitaires, artisans, acteurs sociaux, collectifs d’artistes, enseignants…). 

Les candidats sont donc tenus de prévoir cette composante dans leur projet.

Les conditions d’accueil

Les résidents sont accueillis durant un à trois mois dans un cadre qui a été pensé pour accueillir des projets de recherche et de création. La Villa Saint Louis Ndar met à disposition trois chambres privatives pour les résidents, chacune augmentée d’un espace propice à la réflexion. Les parties communes (cuisine et salon) ont été conçues comme un lieu de vie favorisant les échanges entre résidents. En plus de l’hébergement, la Villa Ndar offre à ses résidents :

  • – Une allocation de séjour forfaitaire d’un montant de 22 euros par jours. 
  • – Une prise en charge du voyage jusqu’au lieu de résidence par l’Institut français du Sénégal ou ses partenaires. 
  • – La mise à disposition sur demande anticipée de la salle de danse, la galerie d’arts, la bibliothèque et les différents espaces de recherche et de création de l’Institut.

Les critères et modalités de sélection

Les candidatures seront appréciées en fonction des critères suivants :

Qualité et originalité du projet et de la démarche

Pertinence de la démarche de partage et de transmission des savoirs

Articulation du projet avec des problématiques locales ou régionales

Parcours professionnel ou cursus de formation du candidat

Faisabilité du point de vue technique et organisationnel

 

Les candidats devront fournir (*obligatoirement) :

  • Une biographie *
  • Un portfolio ou dossier de présentation du travail artistique (avec des visuels) ou de recherche *
  • Une courte note d’intention d’une page maximum, en français, présentant la démarche de l’artiste ou du chercheur pour cette résidence *
  • Une ou plusieurs photos légendées en HD et copyright et matériels de communication *
  • Tout document jugé intéressant en vue de compléter le dossier de candidature, à l’exception d’oeuvres originales
  • Une lettre de recommandation d’un partenaire, d’un professionnel ou d’une institution
  • Tout document attestant d’un éventuel soutien financier (bourse, allocation, etc.)
  • Des articles et revue de presse

Les dossiers seront étudiés par un jury composé d’experts internationaux indépendants dans les domaines de l’art, des idées et de la recherche en France et en Afrique. Le nombre de lauréats dépendra de la durée des projets sélectionnés, entre un et trois mois. Une vingtaine de candidatures seront retenues.

Nota Bene

– En raison de l’importance accordée à la médiation et aux interactions avec différents interlocuteurs locaux, il est vivement souhaité que le candidat sache s’exprimer en langue française.

– Une assurance de prise en charge des frais médicaux, hospitaliers et rapatriement (inclus les hospitalisations et rapatriements pour cause de COVID 19) ainsi qu’une assurance responsabilité civile, sont obligatoires. Les frais d’assurance et de visa sont à la charge des résidents.

– Ce projet s’adresse à toute personne déjà engagée dans une démarche professionnelle. Il/Elle devra être en mesure de fournir un numéro de SIRET ou un numéro d’inscription, à la Maison des artistes, à l’AGESSA, ou être salarié par une structure professionnelle habilitée à établir une facturation, ou une recommandation par l’Institut français de son pays d’origine.

Les résidents

 
Marie-Cécile Crance

Marie-Cécile Crance

Documentariste et danseuse

Une résidence de deux mois a permis à Marie-Cécile Crance de réaliser son premier projet de documentaire, "Ndar, Les Fils de l’eau". Suivant les pérégrinations d’enfants talibés rencontrés lors de ses précédents séjours, elle vient témoigner tout en nuances de l'âpreté de leurs vies, sans en ôter les aspects ludiques et poétiques.

Marcia Higelin

Marcia Higelin

Chanteuse

Marcia Higelin a entamé la création de son premier album en solo, Apocalypse Toomorrow au cours d'un mois de résidence. Née d’un sentiment d’urgence lié aux crises humaine et écologique que nous traversons, la composition se nourrit d’une fructueuse collaboration avec plusieurs musiciens d’Afrique, qui furent pour la chanteuse le salut de son énergie créatrice.

Laurence Gavron

Laurence Gavron

Cinéaste et écrivaine

Femme de lettres et de cinéma, Laurence Gavron a fait du Sénégal son pays d’adoption et une source inépuisable d’inspiration. Pour son projet de film « Présence », elle remonte, depuis la ville de Saint-Louis Ndar, la trace de l’éminent intellectuel Alioune Diop. L’occasion de faire revivre, à travers ce film en gestation, une figure emblématique de la littérature africaine, ainsi que la ville de Saint-Louis des années 1930-1940 qui fut son berceau.

Souleymane Bachir Diagne

Professeur de Philosophie

Souleymane Bachir Diagne Professeur de philosophie au Columbia University in the City of New York a été en résidence de recherche et d'écriture à la Villa Saint-Louis Ndar.

Ken Bugul

Romancière

La romancière Ken Bugul a été à la Villa Saint-Louis Ndar. Dans le cadre de cette résidence elle explore l'univers de la danse en travaillant sur un texte à chorégraphier avec la danseuse Bintou Dembélé. Ce projet de chorégraphie est en partenariat avec In'8 circle • maison de production. Le texte est intitulé Thialwer.

Souleymane Bah

Prix RFI Théâtre 2020

Souleymane Bah, lauréat du prix RFI Théâtre 2020 a été accueilli en résidence à la Villa Saint-Louis Ndar. Ce séjour a été l'occasion de travailler avec des comédiens de Saint-Louis sur la mise en scène de son texte primé, mais aussi de créer l'habillage sonore de la pièce avec le concepteur sonore Ibaaku. La résidence a par ailleurs permis de commencer l'écriture de la nouvelle pièce du dramaturge.

Et aussi...

 

Lauréat du Prix RFI Théâtre 2020, de la SACD et de la bourse Nora de l’ACCR, Souleymane Bah est docteur en Sciences de l’information et de la communication de l’université Lumière Lyon 2 et licencié en journalisme de l’université de Conakry. Il mène de front une carrière artistique, journalistique, politique, d’enseignant et de consultant en communication. Il débute le théâtre au lycée en fondant la troupe Djibril Tamsir Niane dont il est administrateur et comédien, avant de passer à la mise en scène et à l’écriture. Son texte « Jamais d’eux sans proie » (finaliste du Prix RFI Théâtre 2018) a été lu au festival Visions d’exil 2018. « Danse avec le Diable » qu’il crée avec la Compagnie Laborato’Arts, dont il est le fondateur, a obtenu le « Prix du meilleur spectacle et de la meilleure interprétation féminine aux Guinée Comédie Awards 2016 ». Elle a également été lue au festival d’Avignon 2019 (cycle RFI « Ça va, ça va le monde ! »), jouée aux festivals Univers des mots (Conakry), Les Récréatrales (Ouagadougou), Sens Interdits (Lyon). Souleymane Bah a par ailleurs créé « Sur la pelouse » d’Hakim Bah, « Les châteaux de la ruelle » de Bilia Bah, mis en scène plusieurs pièces de Koffi Kwahulé. Il a quitté son pays en 2016. Condamné par contumace, il vit actuellement en exil en France. Il est membre de l’atelier des artistes en exil.

Souleymane Bah

Dramaturge

Ken Bugul, pseudonyme de Mariètou Mbaye, née en 1947 à Malem-Hodar, dans la région de Kaffrine, est une femme de lettres sénégalaise. Diplômée de langues, spécialiste du développement et de la planification familiale, elle est intervenue dans de nombreux pays d'Afrique en qualité de fonctionnaire internationale. En 1982, avec son autobiographie romancée, Le Baobab Fou, elle fait une entrée remarquée dans la littérature. Depuis 1994, elle se consacre principalement à ses activités d'écrivaine. Elle a obtenu le Grand Prix Littéraire d'Afrique Noire en 1999. Elle est aussi animatrice d'ateliers d'écriture en milieu défavorisé (Ecriture Thérapeutique - de Réhabilitation). Elle signe ses ouvrages Ken Bugul qui signifie en wolof, une des langues du Sénégal, « Personne n’en veut ».

Ken Bugul

Romancière

Louis le Kim est un artiste franco-américain d’origine vietnamienne, né en 1990. Ancien élève de la Villa Arson et des Beaux arts à Paris, il est à la fois peintre et photographe. Son univers s’ancre dans des zones de guerres, des labyrinthes, des souterrains. Ce grand voyageur continue sans relâche de parcourir des zones de non droit, ignorant les frontières et les dangers, de l’Asie centrale à l’Irak. Louis Le Kim as toujours dessiné des espaces fantasmés avec la technique de la perspective et de l’application de la lumière, il produit ainsi un certain nombre de dessins au graphite ainsi que des dessins numériques illustrant des espaces vides et délaissés, souvent attribués à une esthétique proche de l’architecture brutaliste. Avec le temps il constitue un trousseau de clef donnant accès à un certain nombre d’espaces souterrain et autres… Avec ses prélèvements, tel que des photographies, vidéos, objets, il travaille à des assemblages, dessine et peints à l’huile sur toile, dans l’objectif de produire des pièces destinées à entrer dans le contexte d’une recherche sur l’espace.

Louis Le Kim

Prix DDessin

Auteur, rappeur, chanteur, poète urbain des temps modernes, Edgar Sekloka est un artiste alto-séquanais d’origine camerounaise et béninoise. En 2008 il fonde avec Gaël Faye le groupe « Milk Coffee and Sugar » et réalise entre 2016 et 2017 Chaplinesques et 7 ciné-jams sur des courts-métrages de Chaplin. Accompagné du chanteur, percussionniste Koto Brawa et du guitariste Jean-Baptiste Meyer-Bisch, il a été en résidence à la Villa Saint-Louis Ndar pour approfondir son travail de réflexion critique sur les aliénations des temps modernes. Parallèlement à la musique et aux lettres, Edgar anime des ateliers d’écriture pour pouvoir transmettre tout en renouvelant son inspiration.

Edgar Sekloka

Musicien

Aymen Gharbi, né en 1981, est un romancier francophone tunisien. Il publie en 2018, chez Asphalte Éditions à Paris, son premier roman, Magma Tunis, qui obtient le Prix littéraire des Grandes Écoles 2019, décerné à la Maison de Balzac (Paris). Depuis 2018, il effectue régulièrement des ateliers d’écriture, notamment à la Comédie du livre (Montpellier) et aux Cafés littéraires de Montélimar. En octobre 2019, il a été membre du jury (section documentaire) du Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier (Cinemed).

Aymen Gharbi

Romancier

Alima Togola est née à Kati (Mali) en 1994. À ses seize ans, elle entre à l’Institut National des Arts (INA) de Bamako et achève sa formation de comédienne au Conservatoire des Arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté. Actrice de cinéma, elle anime également des émissions de télévision et de radio. Ses vidéos sur les relations hommes/femmes et les travers de la société, diffusées sur les réseaux sociaux, l’ont fait connaître au-delà de l’Afrique de l’Ouest. Au théâtre, dès 2013, en parallèle à sa formation à l’INA, elle joue le rôle de Juliette dans Roméo et Juliette de Shakespeare, mise en scène d’Amandine Sagnes. En 2016, elle joue dans Les Marguerites ne poussent pas dans le désert, d’après le recueil de nouvelles de Birama Konaré, mise en scène par Mama Koné. En 2016 et 2018, elle est en Suisse, où elle joue le double rôle de Rosette Wolczak et d’une jeune réfugiée africaine dans 4928 ou le Voyage en Suisse de Rose W., texte et mise en scène de Michel Beretti. En 2018, elle crée au Complexe culturel BlonBa, à Bamako, le monologue Djon bé sini don ? (en bambara : Qui connaît l’avenir ?) spectacle réalisé en collaboration avec Michel Beretti. Présenté en octobre 2019 aux Francophonies en Limousin – Nouvelles Zébrures d’Automne, ce monologue, soutenu par l’Institut français du Mali, fait l’objet d’une tournée régionale dans des Instituts français d’Afrique en 2020. En décembre 2019, elle crée avec la comédienne Oumou Diarra Djèma le spectacle Kouni ni bi (en bambara : Hier et aujourd’hui), mise en scène par Alioune Ifra N’Diaye, dans la grande salle du Babemba à Bamako.

Alima Togola

Actrice de Cinéma

Michel Beretti est Philosophe, linguiste de formation et auteur-metteur en scène de théâtre. Né dans le Centre de la France, il est l’auteur de nombreux textes : pièces, adaptations, traductions, performances et livrets d’opéras contemporains, représentés en Europe et en Afrique. Ses pièces sont souvent précédées d’enquêtes d’immersion sur le terrain ou dans les archives, ou bien suscitent et intègrent les contributions d’une collectivité. Il vit au Mali. Parmi ses pièces «africaines » récentes ou en cours, on citera Trop de diables sous leurs jupes, en collaboration avec Nathalie Hounvo-Yékpé (Cotonou, 2015), Conversation sur le rivage du monde, mise en scène d’Amandine Sagnes (Bamako, 2015), En couple ! (Cotonou, 2015, Bamako, 2017), Djon bé sini don ? (qui connait l’avenir ?). Il est en collaboration avec Alima Togola dans le projet Karatabougou (bambara : La Maison de paille) proposé en résidence à la Villa Ndar et qui traite des conflits superposés au Mali et au Sahel. Une pièce qui s’attache à rendre lisibles pour tous les mutations qui bouleversent un mode de vie traditionnel, à démêler les conflits superposés, à montrer les conflits jusque dans les couples et entre enfants et parents. ‘‘ Fagalî ’’ est aussi un texte qui veut créer une poétique à partir du français, du bambara, du pulaar, du songhaï, en utilisant le riche matériel des proverbes, des expressions imagées, du relief né avec le choc des langues. Quand la violence est la seule issue du conflit, redonner au langage sa valeur symbolique.

Michel Beretti

Philosophe

Souleymane Bachir Diagne est un philosophe sénégalais, né le 8 novembre 1955 à Saint-Louis (Sénégal). Il a publié depuis de nombreux travaux dans les domaines de l’histoire de la logique, de la philosophie, en particulier dans le monde islamique et en Afrique. Il est l’auteur, entre autres travaux, d’un ouvrage consacré à l’algèbre de la logique créée par George Boole et intitulé Boole, l’oiseau de nuit en plein jour (Belin, 1989), d’une traduction française des Lois de la pensée de ce même auteur (Vrin, 1992) et, dans le domaine de la philosophie islamique, d’un livre d’introduction à l’œuvre du poète et philosophe Muhammad Iqbal : Islam et société ouverte, la fidélité et le mouvement dans la pensée de Muhammad Iqbal (Maisonneuve & Larose, 2001). Il a sorti un essai sur Léopold Sédar Senghor : l'art africain comme philosophie. Il a enseigné pendant vingt ans la philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Après avoir été professeur de philosophie et de religion pendant cinq ans à Northwestern University, près de Chicago, il vit aujourd’hui à New-York où il est professeur aux départements d’études francophones et de philosophie de Columbia.

Souleymane Bachir Diagne

Philosophe

Yoon Ji-Eun (née en 1982 en République de Corée) est diplômée en arts plastiques (Université Hongik, Séoul, 2003 et l’ENSBA, Paris, 2005). L’artiste expose régulièrement en Europe et dans son pays natal depuis plus de dix ans. Son œuvre a été sélectionnée pour le 55ème Salon de Montrouge (2009), pour la manifestation Jeune Création à Paris (2010) ainsi que pour le Prix de dessin Pierre David-Weil (2008). En 2012, la Maison des Arts de Créteil a accueilli une exposition personnelle de son œuvre : Ce que je trouve (pas) chez elle. La collaboration avec la Galerie Maria Lund a commencé en 2012 avec les expositions collectives Archipel et 12 x 12 suivies par l’exposition personnelle Mirages (2013) et sa participation à Here comes the sun (2015). En 2018, Yoon Ji-Eun était présentée dans l’exposition Artist and Location au Musée CICA, Gyeonggi-do, République de Corée. Une sélection des œuvres de Yoon Ji-Eun était exposée au salon ART ON PAPER 2013 à Bruxelles ainsi qu’à la YIA ART FAIR, Paris (2015) et YIA ART FAIR, Bruxelles (2016) où elle a reçu un très bel accueil. En 2019, elle a remporté le Prix D-DESSIN 2019 récompensé par une résidence à la Villa N’dar de l’Institut Français de Saint-Louis (Sénégal).

Yoon Ji-Eun

Artiste visuelle

Né en 1966, à Nogent-sur-Marne, il est possible de poser une lecture fragmentée en trois grands mouvements temporels sur l’ensemble des œuvres de ce photographe français né à Nogent-sur-Marne. Tout d’abord entre 1990 et 2002, il puise en Afrique les sujets de plusieurs années de reportages. La rencontre avec le Mali donne naissance à plusieurs histoires photographiques. Avoir 20 ans à Bamako embrasse l’énergie de la jeunesse malienne, Delta plonge dans les méandres des habitants des rives du fl euve Niger, et Un président en campagne suit, en 1997, la tournée électorale d’Alpha Oumar Konaré. Ensuite, à partir des années 2000, il s’éloigne de la forme documentaire et se met en quête d’une poétique nouvelle. Il en ressort White Night, un travail sur les néons, photographies piochées pendant ses voyages à travers le monde. Une forme de déambulation nocturne à la recherche d’une lumière universelle et suggestive. Enfin, Gilles Coulon prend ensuite le chemin d’une autre composition. Ecartant définitivement la «belle image» singulière, il cherche, à travers des séries, à construire un questionnement. Triptyques et diptyques composent ainsi «Grins», un travail sur les cercles de parole à Bamako, dans lequel la circulation de la parole du sujet entraîne celle du regard du spectateur. «For Reasons», ensuite, est une histoire photographique composée en contrepoint. Où l’apparente sérénité de l’image prend une dimension toute autre en se liant au témoignage. Cet écho au temps, à l’espace, laisse le spectateur muet face à une réalité de la société contemporaine

Gilles Coulon

Photographe

A propos La carrière de Jeanne Mbenti alias Norma commence en 1999 à la maison des jeunes et de la culture de Douala par une formation en danse traditionnelle et contemporaine. En 2OO1, elle intègre l atelier musique et enchaîne avec les arts de la scène en 2002. Très vite, son engouement n’échappe pas aux regards experts ; tout d’abord, elle est distribuée dans le spectacle à succès « Les petites histoires » de Roland FICHET mise en scène de la française Monique LUCAS et de Dovie KENDO qui fait la tournée des centres culturelles et alliances française du Cameroun en 2005. Ensuite, en 2004 dans « La fille du baobab » texte et mise en scène de Dovie KENDO elle s envole pour le festival joucoutej à kinshasa en republique deocratique du congo. En 2013,elle cree l’association culturelle AFIRI qui signifie espoir.cette association a pour but de porter des projets artistiques dans le cadre theatrale et cinematographique. elle entre en residence de creation en fevrier 2015 et cree le spectcale « la reine de saba » un texte de l’algerien Mohamed kacimi et une misce en scène de Eric Delphin Kwegoue. laureates de la « bourse odyssée » elle était en residences d’ecriture pour son prochain spectacle « FOCUS NORMA » dont le personnage est une femme trentenaire, divorcée et mère de deux enfants, stylisée, moderne, indépendante et fière de l'être, qui raconte ses déboires à la troisième personne du singulier. Sa nature loufoque et le comique font d'elle un personnage très dérangeant pour les hommes comme pour les femmes. Elle entre dans les méandres des différents personnages du spectacle. A son retour elle enchaîne avec un film réalisé par Blaise nteju (ENGAGEMENT MORTEL). et « tsini et baba » un sitcom réalisé par le producteur Cyrille Masso. En 2018 Elle créée son premier spectacle de Stand up « FOCUS NORMA »

Jeanne Mbenti

Actrice camerounaise

Adrien Folly-Notsron alias kanAd est un bédéiste, illustrateur, et graphiste togolais. Il participe à plusieurs ateliers de formation en illustration de livres pour enfants et en bande dessinée. C’est ainsi qu’en 2003, il publie deux premiers livres pour enfants aux Editions Harmattan en France. Mais c’est dans l’univers de la bande dessinée qu’il est plus prolifique : à ce jour, il est le bédéiste togolais ayant publié le grand nombre de bandes dessinées. Habitué des grands salons et festivals de livres et de bandes dessinées internationaux, il gagne plusieurs prix et bourses tel que le prix de la meilleure bande dessinée au Festival International de la Bande Dessinée de Ouagadougou. En 2014, il bénéficie d’une résidence d’artiste dans la ville de La Rochelle en France, résidence subventionnée par l’Institut Français. Durant la même année, il obtient une bourse de création auprès du Centre National du Livre de Paris. En septembre 2019, il s’envole pour la Suède où il passe quatre semaines à faire de la bande dessinée avec des artistes nordiques lors d’une résidence d’artiste à Malmö, résidence financée par the Swedish Comics Association. Très polyvalent et touche-à-tout, il est très à l’aise dans n’importe quel style de bande dessinée, mais se spécialise beaucoup dans la bande dessinée pour jeunes lecteurs et pour tout âge.

Adrien Folly-Notsron

Illustrateur et bédéiste togolais

Awa Ly est une auteure, compositrice, interprète et actrice française. Trois voyelles et deux consonnes, comme une unité suave et chantante : le nom d’Awa Ly est déjà une harmonie, une vocation musicale. Enfant, Awa chantait par instinct, par un ordre naturel et ne pensait pas en faire sa profession. L’idée s’est imposée plus tard, alors que la jeune femme semblait promise à une brillante carrière de productrice. On ne triche pas avec sa destinée : de même qu’Awa, écoutant son cœur, avait quitté la France pour s’installer à Rome, elle n’hésitera pas à s’engager pleinement dans une voie artistique. Comédienne à l’occasion, elle décide de se consacrer entièrement à la musique et enregistre, en 2014, un premier EP intitulé Awa Ly. Son mélange de folk, de jazz et d’emprunts aux musiques du monde séduit, en France comme en Italie, et les concerts s’enchaînent. Après une résidence au Sunset, l’un des clubs de jazz les plus importants de Paris, elle s’engage dans un nouveau processus créatif qui aboutit à la sortie, en 2016, de l’album Five and Feathers, réalisé par Jean Lamoot et Pascal Danaé (Rivière Noire, Delgrès…). Interprété en anglais, porté par le single Here (enregistré avec le chanteur Faada Freddy, comme elle d’origine sénégalaise), ce disque permet à la chanteuse d’effectuer une tournée de plus de 100 dates passant par l’Allemagne, l’Italie, le Sénégal, le Maroc et le Cap-Vert, sans oublier la France, avec un Café de la Danse intense dont chaque spectateur se souvient encore. Attentive à son public et aux énergies qui se communiquent des musiciens aux spectateurs, Awa fait preuve sur scène d’une générosité et d’une passion auxquelles nul ne peut résister.

Awa Ly

'auteure-compositrice-interprète

Sébastien Amblard, directeur artistique de SAMA Compagnie, est comédien, danseur, vidéaste et metteur en scène. Issu du Conservatoire Supérieur d’Art Dramatique de Grenoble et de l’EPSAD de Lille, il se forme à la danse avec les chorégraphes Marion Lévy, Quentin Rouiller, Nina Dipla. En 2019, il suit la formation de danse Asap au pôle chorégraphique de Clermont-Ferrand. Il travaille régulièrement pour la compagnie L'interlude théâtre oratorio et la compagnie de danse Toujours après minuit, ainsi que la compagnie THEC et Euphoric Mouvance. Il fut artiste associé du Théâtre du Nord sous la direction de Stuart Seide ainsi qu'artiste associé au Théâtre du Peuple de Bussang sous la direction de Vincent Goethals. Parallèlement, il met en scène : Au Nord Tes Parents, Quand Les Fous Affolent La Mort d’après Gherasim Luca, Mon Cœur Pour Un Sonnet de Shakespeare, DEAL d’après Koltes. Au sein de la compagnie les Yeux de l’Inconnu, il co-réalisera : Merci de Laisser Un Message, Les Mots n’existent pas et dernièrement Nexus. Il mène également un travail de transmission et de pédagogie auprès de nombreux établissements scolaires et de conservatoires dans toute la France. Il fut le parrain de l'Institut Supérieur d'Art Dramatique de Tunis de 2014 à 2018. Depuis 2019, il est collaborateur artistique de la compagnie de danse Colégram. Il entame également un travail avec les instituts Français de Tunisie et du Sénégal où il met en scène des propositions mélangeant toujours la danse et le théâtre. En parallèle, il danse avec les chorégraphes Mélisa Noël, Thierry Thieû Niang, et Tarek Aït Meddour. Il développe également un travail vidéo à la fois pour la scène, mais aussi de court-métrage de fiction et de vidéo de danse.

Sébastien Amblard

Directeur Artistique

En résidence à la Villa Saint-Louis Ndar depuis le 3 juin 2021 pour la pièce choréraphique BRÈCHE, Sebastien Amblard de Sama Compagnie en collaboration avec la Compagnie saint_louis légendaires feront leur restitution ce jeudi 24 juin 2021 à 21h sur la scène l' INSTITUT FRANCAIS DE SAINT-LOUIS A propos de BRÈCHE La Langue de Barbarie est une péninsule qui descend de la Mauritanie et protège la côte nord du Sénégal de l’océan Atlantique. C’est une bande de sable large d’un kilomètre, qui, à l’ouest, constitue la plage de l’océan, et à l’est, la rive droite du fleuve Sénégal. A la fin de la Langue de Barbarie, se trouve l’embouchure naturelle du fleuve, laquelle s’est refermée à l’ouverture, en 2003, de ce qu’on appelle « la brèche ». En 2003, à la fin d’une saison de pluies abondantes, le barrage de Diama qui retenait les eaux de fleuve depuis le début de la saison, menaçait de céder. Le fleuve en aval, autour de Saint-Louis, en direction de l’embouchure située à 40 kilomètres encore, était à son plus haut niveau. Pour parer au risque d’inondations, le gouvernement sénégalais a décidé contre l’avis d’experts, de créer une brèche de cinq mètres dans la Langue en aval de Saint-Louis : cela présentait l’avantage de raccourcir la distance entre Saint-Louis et le déversement du fleuve dans la mer. La brèche devenait la nouvelle embouchure. Aussi, cette ouverture a permis à la mer de s’engouffrer et éroder ses bords jusqu’à atteindre une largeur de six kilomètres en 2013. A chaque fort coefficient de marée, l’océan arrache filaos et acacias et agrandit ainsi l’embouchure. La partie du continent jadis protégée par la Langue, désormais face à la brèche, subit l’assaut des vagues et les morsures de l’océan : des villages se sont trouvés totalement immergés, noyés dans le flot de l’eau salée. Les terres, passées de rive du fleuve à côte maritime, sont régulièrement recouvertes d’eau de mer, et la catastrophe naturelle le lot de l’environnement de la brèche. Des arbres, des écoles, des hôtels, se sont retrouvés du jour au lendemain engloutis. C'est cette histoire que nous avons choisi de danser

Sebastien Amblard

Comédien

Édouard est un peintre et plasticien né d'une mère sénégalaise et d'un père français, dont le travail a été principalement exposé en Europe et aux États-Unis. Son travail interroge l'ontologie de la peinture. Il prend la forme de tableaux, d’installations et de sculptures. Expérimental, le travail d’Edouard Prulhière explore les conventions de la peinture, ses relations à l'espace et ses conditions de représentation, mais aussi les différentes modalités d’apparition de l’image privilégiant l’improvisation et l’informe, l’hybridation des gestes, des techniques et des modes d’application de la peinture sur la toile, elle-même manipulée voire malmenée dans le processus de production. Il transforme certaines de ses toiles en sculptures, en les froissant et les pliant avant de les enrouler et de les visser sur des structures en bois. À partir des années 2000, son travail s’étend à la création d’installations in-situ, comprenant notamment des peintures murales et des ballots de toiles maculées suspendues au plafond. Soit une mise à l’épreuve de la matérialité de la peinture en tant qu’objet dans l’espace, obéissant à une singulière économie de la construction et de la destruction. Il est lauréat de la bourse de la fondation Pollock-Krasner en 1996, de la bourse de la Gottlieb fondation en 2017 et de l'aide à la création de la DRAC Ile de France en 2018

Edouard Prulhière

Photographe, Peintre et Plasticien

Du 09 au 31 octobre 2021 nous accueillons en résidence la Compagnie Mâle -Johana MALÉDON et ses interprètes Sarah MENDOZA, Natacha GOURVIL et Margot LIBANGA pour la pièce #À_BIENTÔT À bientôt est une pièce dans laquelle diverses notions sont mises en avant comme le voyage, avec un travail spatio-temporel mais aussi intérieur à travers le parcours des interprètes. Les mémoires sont mises à rude épreuve et se traduisent à travers le corps des danseuses. Il y a aussi la notion de la femme, interprétée par des artistes affirmées, avec une grande physicalité. Leur corps devient instrument, outil de transmission et d’expression. Ce projet est né d’un voyage. L’autre, l’inconnu, la découverte, les paysages, la culture, les habitants. Tous ces éléments ont déclenché en Joanna ce besoin de travailler sur cette notion et tout ce qui s’y rattache, son histoire personnelle et celle des deux danseuses qui l’accompagnent, leurs racines, ce qu’elles sont aujourd’hui, ce qui y a contribué et ce qu’elles deviennent chaque jour « après ». Un dialogue ou encore une danse entre mémoires et corps. A propos de la compagnie C’est en Mai 2019 que la compagnie Mâle voit le jour, sous la direction artistique de Johanna Malédon. Elle est exclusivement composée de femmes, artistes et interprètes, qui ont la volonté commune de se réunir et de se donner une voix, à travers leur corps, dans l’espace et dans le temps. Issues d’un paysage artistique éclectique, elles font de la compagnie un cocon à multiples facettes, permettant à la chorégraphe de se plonger dans divers univers. En plus d’être un outil de création, la compagnie a la volonté de s’inscrire dans le temps comme vecteur de pédagogie et de partage

Cie Mâle

Danse

Du 01 au 31 décembre 2021 nous accueillons Laureline De Leeuw pour son projet de Design et Tissage Antrhopofil Une résidence de recherche et production en design autour des techniques de tissages et des matériaux qui en sont propices, du rebut ou noble. À partir de ressources locales, l’objectif est double : le séjour sur place veut permettre l’édition d’un catalogue illustré numérique disponible en ligne à partir des différentes techniques et motifs sénégalais en tissage. L’accent mis sur les techniques de tissage, veut permettre de (ré)employer, de (re)valoriser des matériaux déchet ou en proie à un nouvel usage. Dans une logique circulaire, le design veut se mettre à la contribution de la création de manière responsable, raisonnée. L’édition d’un manuel mettant à l’honneur savoir-faire et identité sénégalaise à travers les techniques textiles est au cœur de l’immersion, avec l’objectif de développer et nourrir de cette expérience une série d’objets, en France. Plus d'infos sur Laureline ici : https://laurelinedeleeuw.com/

Laureline De Leeuw

Artiste Designer

Du 01 décembre au 31 décembre 2021, nous accueillons en résidence la cinéaste Anahita Navaei pour son projet Les magiciens de Saint-Louis Les magiciens de Saint-Louis est un court-métrage d'animation expérimental réalisé à partir de photographies et de banc-titres. Synopsis: Léna est une enfant française d’origine sénégalaise. Alors qu’elle rend visite à sa famille à Saint-Louis, elle demande à sa grand-mère de lui conter ses souvenirs, l’histoire du Sénégal lors de sa jeunesse. « Mama, c’était comment Saint Louis quand t’étais jeune ? » Depuis lors, quand Léna se balade dans les rues de Saint-Louis, elle voyage entre deux époques, celles de Saint-Louis de maintenant et celle de Saint-Louis d’antan. Au gré des rencontres, et des souvenirs, conteur, danseur, musiciens, elle voyage d’un monde à l’autre, et profite de la Cité magique.

Anahita Navae

Cinéaste

Index Ñuul Kukk, musicien et Gérald Dumont, auteur, metteur en scène et comédien se retrouvent à la Villa Saint-Louis Ndar pour composer le projet « Oratorio pour Siki », en hommage au fameux boxeur natif de Saint-Louis. Entre le slam, le rap, le chant et la poésie sonore, ce duo d’artistes français et sénégalais vous font entrer dans l’univers de cet enfant de Guet-Ndar devenu champion du monde de boxe en 1922, et de son tueur présumé en 1925. Ce projet de résidence réunit deux artistes d’univers complexes et contrastés. D’un côté Gérald Dumont qui était d’abord musicien avant d’être diplômé des Beaux–Arts de Bourges. Il réalise une dizaine d’expositions et d’installations à Paris, Avignon, Lyon, Bourges, etc... Il a écrit et mis en scène de nombreux spectacles, aussi bien en France qu’à l’étranger, et est depuis peu comédien dans plusieurs créations du Théâtre K. Voyageur et amateur de rock, son travail est toujours ancré dans la société contemporaine, liant engagement et poésie sur des sujets souvent clivants. De l’autre côté Index Ñuul Kukk qui se définit comme un acteur d'un rap dit « conscient », où le chant et les mélodies sont quasiment omniprésents, où les plumes des artistes sont poétiques mais incisives, et éclairent le quotidien avec un regard critique. Depuis plusieurs mois, il fait parler de lui avec son concept #AcapellaTime, des sons sans instruments de musique, où tout se fait avec sa voix. Il est récemment désigné par les internautes comme l'une des plus belles plumes du hip hop sénégalais. Pour la restitution de la résidence, Ils seront accompagnés de la compagnie « Kaay Baax » entre témoignages ironiques,tranche de vie, réussites, échecs. C’est par leur propre histoire qu’ils vous diront que la vie est un ring, et comment « lever la tête ». La vie est un ring. Une soirée musicale, théâtrale, surprenante.

Index Ñuul Kukk et Gérald Dumont

Musiciens

Le projet Dereskina II est un projet d’anthropologie appliquée, une recherche de gestes harmonieux entre ici et ailleurs, un brassage culturel et rythmique. A travers ce projet, l’anthropologue Claire Vionnet prolonge l’expérience de la danse dans l’écriture. Son questionnement repose sur l’alchimie qui peut unir deux corps, la proximité physique qui vient défier le sacre (ou sacré) de l’intimité. Lors de cette résidence le danseur/chorégraphe André Dramé et Claire Vionnet consacreront une partie de la résidence à la recherche de mouvements et au développement de la dramaturgie sans les musiciens de la pièce Dereskina en collaboration avec deux (2) percussionnistes sénégalais (Ibou N’diaye, Abou Konté). Le rythme endiablé de la percussion, instrument qui permet aux corps de s’exprimer, d’extérioriser son moi-intérieur sera en parfaite symbiose avec l’expression artistique reposant sur la proximité physique. Une pièce de trente minutes sera créée avec des jeunes danseurs contemporains locaux sur un thème autour des interactions interculturelles. A travers des vidéos et des podcasts sur le site internet ciekunda.com, le dialogue interculturel et la démystification de certains clichés seront des expériences visant à prouver que l’art peut être une forme de thérapie pour certains maux. Les corps, peu importe s’ils dansent à travers différents mouvements, ont souvent la même cadence. La pièce sera présentée en fin de résidence sous forme d’une restitution publique. Ils animeront également un atelier par semaine pour le grand public (enfants, jeunes, adultes) toujours autour des stéréotypes et du regard mutuel exotisant subsistant entre Européens et Africains.

André DRAMÉ et Claire VIONNET

Danseur.se.s

Son amour pour le voyage et la diversité culturelle ont transporté Lidia Muro jusqu’à Saint-Louis. Passionnée d’artisanat, cette designer espagnole estime que sa place en tant que designer est dans la limite entre le design, l’art et l’artisanat. Pour elle, l’engagement est au cœur de la création et son projet à la Villa Ndar est une exploration des matières premières locales, de la récupération de déchets et du savoir-faire artisanal de la ville de Saint-Louis pour la fabrication d'objets de design pratiques et artistiques à caractère nomade et innovant. Sa cible : les objets du quotidien. Le but : développer une méthode d’assemblage et de de confectionner ces objets en s’inspirant des techniques artisanales traditionnelles locales telles que la vannerie, le tissage, l’ébénisterie et l’élaboration de filets de pêche. Cette collection d’objets porte l’empreinte du Sénégal et témoigne des ingéniosités traditionnelles du pays. Ceci participe à mettre en place une approche nouvelle façonnée par des techniques patrimoniales de la vallée du fleuve Sénégal afin de créer différents objets, certains fonctionnels, tels que sacs et paniers ou autres sortes de contenants, d’autres orientés vers la décoration d’intérieur, comme des abat-jours ou lampes, mais encore des objets purement artistiques.

Lidia Muro

Designer

Une histoire subjective de la nature, une façon de mieux habiter le monde. Le projet de Férielle Doulain-Zouari est une manière de repenser le rôle de l’artiste dans la société et la symbolique de sa démarche dans ce contexte. Pour elle, l’artiste doit davantage s’engager dans des problèmes actuels, repenser la cohabitation sociale avant d’atteindre le point critique de basculement climatique. Cependant, sa démarche n’est pas frontale, elle s’abstient de prêcher l’ère de la rédemption du monde mais propose plutôt d’aller vers une prise de conscience générale à travers des méthodes inédites. Le projet se fera en deux phases. Dans un premier temps, la recherche consiste à réaliser un archivage sonore et visuel. A travers des récits et des anecdotes, ainsi qu’une série de prises de vue, de la relation personnelle de plusieurs individus à leur environnement. Ces témoignages seront ensuite sondés pour en extraire des réalités intangibles. Cette matière constitue le point de départ de la deuxième phase du projet. En effet, celle-ci sera menée à partir de ces mémoires enregistrées, dans le but de donner une forme matérielle à ces matières subjectives au travers l’épreuve artistique. Ces expérimentations sont réalisées en volume et elles incluent des éléments végétaux vivants : des plantes de la région sont insérées dans des sculptures et maintenues en vie par des techniques spécifiques. Une série de sculptures éphémères donnent forme aux récits et constitue le fragile témoignage de l’intimité qu’entretient chacun avec ce qui l’entoure. Ces « sculptures-récits » explorent manuellement et en volume la cohabitation des matières vivantes et des matériaux industrialisés

Férielle Zouari

Artiste visuelle

La résidence de Julien Blanc-Gras est un projet de création littéraire à partir d’une immersion dans l’environnement de la vallée du fleuve Sénégal. L’objectif est dans un premier temps d’identifier des aspects singuliers de la ville qui peuvent influencer l’écriture d’un livre. En effet, suivre le parcours quotidien de certaines personnes-type de la ville peut être une manière fonctionnelle de laisser les subtilités sociales, économiques, environnementales et politiques de Saint-Louis irriguer en douceur les inspirations de l’auteur. Journaliste-reporter, il sera en quête de traits distinctifs sociaux, de détails routiniers inédits, des pratiques culturelles intrigantes et des faits majeurs de l’histoire contemporaine. Autant de caractéristiques de la vie locale saint-louisienne qui seront traduites sous une forme littéraire. Il compte notamment focaliser son attention sur le monde de la pêche, qui est bien plus qu’une simple activité économique. Le texte issu de cette résidence pourra s’insérer dans le prochain livre de Julien Blanc-Gras qui paraîtra aux éditions Stock : une série d’immersions dans divers lieux et environnements sociaux ou professionnels, en France et ailleurs, qui forment une réflexion sur l’identité. L’ouvrage s’inscrit dans le genre de la littérature du réel. Pendant sa résidence à la Villa Saint-Louis Ndar Julien Blanc-Gras partagera son temps entre des moments d’ateliers d’écriture, de rencontres publiques et de création littéraire. Les ateliers d’écriture pourront être proposés à des jeunes écrivains de Saint-Louis qui nourrissent l’ambition de devenir des auteurs.

Julien BLANC-GRAS

Écrivain

L’une des principales caractéristiques de Laurence Gavron dans son travail c’est d’avoir une identité composite, constituée d’une forte identité visuelle (plus précisément cinématographique) et d’une passionnante identité africaine. Son parcours est une fascinante démonstration que l’appartenance découle d’un choix. La symphonie de son existence l’a transportée au Sénégal dans les années 90 où elle finit par s’installer en 2002. Son décor – l’environnement sénégalais, est à la fois toile de fond de ses films mais en est également le sujet principal. Ceux-ci participent donc activement à la valorisation du patrimoine culturel et historique sénégalais, à l’instar de Samba Diabaré Samb, le gardien du temple, Sur les traces des mangeurs de coquillages ou encore Si loin du Vietnam, sur l’histoire des métis sénégalo-vietnamiens. Sa résidence à la Villa Ndar lui permet de commencer, continuer, écrire et filmer l’aboutissement d’un rêve, le projet Présence, qu’elle porte en elle depuis plusieurs années. Ce projet porte sur la réalisation d’un film sur la vie si riche, passionnante et peu connue d’Alioune Diop, intellectuel sénégalais né à Saint-Louis et ayant passé une partie de sa vie à Paris. Un pont entre son pays de naissance et son pays d’adoption. L’homme en question est le créateur de la revue Présence africaine, de la maison d’édition du même nom et de la librairie, du premier congrès des intellectuels et artistes noirs, du premier Festival des arts nègres, une figure emblématique de l’identité littéraire africaine. A travers Alioune Diop et outre son œuvre propre, la cinéaste tente de faire revivre l’ambiance bouillonnante des années 1940 et 1950 à Paris, période qui voit l’essor de l’intelligentsia africaine, se rencontrant, se réunissant, et vivant ensemble un nouvel espoir pour des lendemains indépendants. Une utopie exploitable où l’Histoire, la Culture et la Vie africaines prendraient un nouvel essor, seraient reconnues à l’intérieur et à l’extérieur du continent. Saint-Louis est sans nul doute l’endroit parfait pour permette l’accomplissement de ce projet. Ce sera aussi l’occasion d’imaginer ce Ndar des années 1910 à 1937, la naissance d’une conscience puis d’une vocation pour ce jeune Sénégalais que rien ne prédestinait à ce parcours de vie hors du commun.

Laurence Gavron

Cinéaste

La ville de Saint-Louis, « Ndar », c’est le chant permanent de l’océan, des vagues qui s’écrasent contre la digue, le clapotis des eaux du fleuve, le vent qui s’engouffre dans les ruelles. C’est la frénésie du marché aux poissons, le retour bruyant de la pêche, le silence de l’après-midi, les rires ou les cris des enfants, l’appel des commerçants, le moteur des pirogues, les cloches des charrettes, le klaxon des taxis, le bêlement des moutons, le hennissement des chevaux. C’est inspiré de ce tableau poétique de la ville de Ndar que le film Ndar, les Fils de l’eau va naître. Il commence par mettre en lumière une rencontre entre une « toubab » et de jeunes talibés, rencontre d’abord étrange, intime, mitigée – mais une invitation vers un monde plus réel. Au fil du récit, cette rencontre prendra plus d’épaisseur en rentrant progressivement dans l’intimité des enfants. Les étiquettes de « toubab » et de talibés, très prégnantes au début du film, s’estompent pour raconter la singularité de cette rencontre vagabonde entre ces enfants et la réalisatrice. Le film alternera entre des moments poétiques, qui nous plongeront dans le registre de l’enfance, empreint parfois de naïveté, et des moments très ancrés dans la dureté du quotidien de ces enfants. Il sera également question de faire exister Ndar à part entière en jouant avec sa personnalité aux tonalités oniriques : les couleurs pastels et la netteté du petit matin, la lumière écrasante et la surexposition permanente de l’après-midi, l’étonnante brume des embruns par jour de grand vent, la douceur éphémère des fins de journées, et surtout cette pénombre nocturne laissant à la nuit ses secrets les plus enfouis.

Marie-Cécile Crance

Cinéaste et danseuse

Apocalypse Tomorrow est un hymne à l’histoire de Marcia Higelin, l’histoire du donner et du recevoir, l’histoire du partage. Cette histoire commence avec la découverte de l’Afrique à travers les rencontres qu’elle fait avec musiciens pétris de talent. Elle se dit éblouie par le niveau virtuose d'artistes musiciens que l'on peut écouter au détour d'une scène de quartier, au Sénégal, au Bénin, en Mauritanie, ou au Mali. Elle estime dans ce flux et reflux de mélanges et de découvertes que l’Afrique lui a tout offert. Des opportunités, des rencontres, des révélations est alors née cette envie de travailler avec ces artistes, de partager et d’apprendre toujours. Ce projet est pour elle une occasion de magnifier ces intrigues de la vie. Tel un heureux devoir, Marcia se lance dans un fascinant récit musical qui conjugue à la fois ses influences africaines et son somptueux patrimoine artistique. D’ailleurs, dans son deuxième single « Nzolani » Marcia Higelin a choisi de s'exprimer en lingala en totale improvisation. Accompagnée par le musicien/compositeur Manu Nzolani Nkounkou un jeune trompettiste congolais prometteur et du pianiste multi-instrumentiste Lucas Maminiaina, ils mèneront résidence en deux étapes. Une première qui consiste en la production sonore (répétitions/enregistrement & mixage/master). La deuxième étape est la création de l'identité visuelle de l'album (une pochette et un clip vidéo). En guise de clôture de résidence, Marcia Higelin propose de nous emmener avec elle dans ses mondes découvrir toutes les ondes qui l’habitent autour d’un spectacle au sein de l'Institut Français de Saint-Louis.

Marcia Higelin et Manu Nzolani

Musiciens

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